Ecriture automatique ou clair obscur - ceci n'est qu'un empilement
Et si ce soir je laissais courir les mots ?
La fumée bleue aspirée par les néons, un reflet flouté derrière toi dans le miroir, l'ombre d'un sourire chassé par une inquiétude. Un verre qui scintille, vacille et se brise sur le carrelage brillant, les petits éclats qui s'enfoncent dans la plante de mes pieds pour y graver des signes, ma lèvre qui frémit sous les morsures muettes, mes cheveux dans les yeux pour ne pas voir ta main crispée dans le vide. Le vide qui déborde de nous, nos contours qui dégoulinent et qui s'affaissent, un rire qui s'élève jusqu'au plafond, se condense et disparait dans le conduit. Une lumière rouge qui danse, insaisissable, j'essaie de l'attraper et devient folle. Un son de piano qui sort du lavabo comme un gargouillement, dans la tuyauterie se débat et tourbillone, et puis le jet d'eau froide sur la nuque dissipe le reste du monde et tranchant s'enfonce dans la chair souple, creusant un sillon, qui zizague jusqu'à toi.
La fumée bleue aspirée par les néons, un reflet flouté derrière toi dans le miroir, l'ombre d'un sourire chassé par une inquiétude. Un verre qui scintille, vacille et se brise sur le carrelage brillant, les petits éclats qui s'enfoncent dans la plante de mes pieds pour y graver des signes, ma lèvre qui frémit sous les morsures muettes, mes cheveux dans les yeux pour ne pas voir ta main crispée dans le vide. Le vide qui déborde de nous, nos contours qui dégoulinent et qui s'affaissent, un rire qui s'élève jusqu'au plafond, se condense et disparait dans le conduit. Une lumière rouge qui danse, insaisissable, j'essaie de l'attraper et devient folle. Un son de piano qui sort du lavabo comme un gargouillement, dans la tuyauterie se débat et tourbillone, et puis le jet d'eau froide sur la nuque dissipe le reste du monde et tranchant s'enfonce dans la chair souple, creusant un sillon, qui zizague jusqu'à toi.



13 Comments:
Ceci n'est peut-être qu'un « empilement », mais, à cet égard, c'est toute une réussite !
Ton retour est rassurant.
Bonne journée,
Je suis contente de voir ce lieu reprendre vie.
Est-ce vraiment automatique ? Si oui, je suis très admirative. Si seulement tous les empilements pouvaient être aussi beaux...
héhé de retour sur la toile !
sociétés et décadence : merci, je ne sais pas si c'est vraiment un retour mais je vais essayer de continuer... :-)
Junko : en fait au départ oui c'était automatique, je l'ai écrit il y a quelques jours puis j'ai voulu le relire hier soir, parce que c'est bizarre mais je n'avais plus aucun souvenir de ce que j'avais écrit, un peu comme un rêve. Du coup je l'ai un peu retravaillé... je n'ai rien ajouté, juste changé certaines choses de place et supprimé des petits trucs... j'ai réajusté quoi. Merci en tout cas :)
ninix : I don't know for how long !
Ah!!!! Heureux de te retrouver! :)
Laisse encore les mots courir s'il te plait!
Wahoo !!
J'adore ton univers.
Continue: j'aime !!
Brett : il y en a d'autres sur la ligne de départ :)
Willem buhvald : merci !
Je viens te dire merci pour ton comm ici (j'ai la flemme de répondre à tout le monde, mais faut pas le répéter hein ?)
s'il te plait reviens...
Feignasse ! On est le 5 novembre ! Bientôt un an !
On est fin décembre ! Fichue feignasse !
Ton blog est magnifique... Esthétiquement c'est une réussite. J'aime beaucoup ce que tu livres de toi ! Merci !
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